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«Je suis passé par une phase très difficile qui a duré 18 mois. Un court-circuit a d'abord endommagé une machine de l'atelier, immobilisée pendant presque 2 mois, ce qui m'a fait perdre les commandes que je ne pouvais plus assurer et des clients qui se sont tournés vers la concurrence.
L'indemnisation du préjudice n'est toujours pas intervenue, les responsabilités sont encore débattues devant le tribunal!
J'ai alors pensé qu'il fallait moderniser mon outil de production et élargir mon offre de produits. J'ai mal réfléchi au moyen de financer mes investissements, qui comprenaient une extension de l'atelier. Je me suis mis à dos des engagements financiers intenables. Pourtant, le chiffre d'affaires et les marges progressaient, mais en trésorerie, ça ne pouvait pas passer. Après trois remboursements des échéances trimestrielles aux banques, je n'ai pu payer qu'une fraction de mes charges sociales et, pour la première fois, une déclaration de tva est partie, sans le règlement.
Mon avocat m'a poussé à demander une conciliation, pour modifier le tableau de remboursement des emprunts que j'avais souscrits et demander un délai de paiement à la recette des impôts. J'ai suivi les préconisations du conciliateur. J'ai présenté des prévisions d'exploitation prudentes et j'ai démontré que les emprunts n'étaient pas adaptés à la situation.
J'ai l'impression, depuis le protocole de conciliation, que la vie est soudainement redevenue... plus simple.
B.D, chef d'entreprise à Lyon |